La région viticole du Médoc comprend 8 appellations :
- 2 appellations régionales : le Médoc (situé au Nord de la péninsule du même nom) qui compte 4700 hectares (31,5% du vignoble) et le Haut Médoc qui s'étend sur près de 25 kilomètres et représente 28% du vignoble.
- 6 appellations communales qui sont, du nord au sud : Saint-Estèphe (9% du vignoble), Pauillac qui représente seulement 8% du vignoble mais ne regroupe pas moins de 18 Grands Crus Classés, Saint-Julien (6% du vignoble, 11 Grands Crus Classés), Moulis (4% du vignoble), Listrac-Médoc et Margaux qui réunit 21 Grands Crus Classés sur 9% du vignoble médocain.
Le terme Médoc signifie "la terre du milieu" car cette péninsule est située entre l'océan atlantique et l'estuaire de la Gironde. Cette situation géographique est très avantageuse : la présence de ces deux masses d'eau permet une régulation thermique naturelle et créé un micro climat idéal pour la culture de la vigne.
Le terroir du Médoc est principalement constitué de graves datant de la fin de l'aire tertiaire. La géologie de la région se caractérise par une succession de petites collines séparées entre elles par des cours d'eaux se jetant dans la Gironde. Cette topographie joue un rôle capital car elle permet l'évacuation naturelle des eaux de pluie.
Le vignoble et les vins du Médoc
Les premiers ceps de vigne sont apparus au XVIeme siècle et, en 1760, le vignoble médocain était pratiquement entièrement constitué. Dès 1730, plusieurs procédés permettant la conservation du vin étaient déjà maîtrisés tels que le ouillage, le soutirage, ainsi que les techniques de vieillissement du vin.
Au milieu du XVIIIeme siècle, les notions de Grand Cru et de Château séduisent le vignoble. Le célèbre Classement, concernant 60 Châteaux du Médoc et 1 Château des Graves (Haut Brion), est créé en 1855. Ce classement est basé sur la constance de la qualité du vin produit, ce qui explique qu'il soit pratiquement resté inchangé depuis (à l'exception de la révision de 1973). Aujourd'hui, outre les Grands Crus Classés, il existe deux autres classements officiels : 419 Crus Bourgeois et 335 Crus Artisans.
La prospérité qu'a connue la région aux XVIII et XIXeme siècles a subitement pris fin avec la destruction du vignoble par le phylloxera à la fin du XIXeme siècle. Les deux guerres mondiales et la crise économique des années 30 ont retardé la reprise de l'activité viticole de la région jusque dans les années 60. Cependant, depuis plus de 30 ans, la surface du vignoble ainsi que le volume des vendanges ont doublé, les châteaux ont restauré les bâtiments et installé des chais et des cuviers ultra-modernes, alliant ainsi tradition et technologies de pointe. Malgré cette formidable évolution, le vignoble médocain n'a toujours pas retrouvé la taille qu'il avait avant sa destruction par le phylloxera. Les vins du Médoc sont toujours le résultat de savants assemblages de cépage dont les proportions varient chaque année en fonction de la qualité de la récolte, de la maturité de chaque cépage et du type de vin souhaité par le château. Trois cépages principaux sont cultivés dans le Médoc : le Cabernet Sauvignon qui apporte au vin un excellent potentiel de garde et qui est particulièrement bien résistant, le Cabernet Franc qui confère au vin une robe éclatante et un bouquet d'une grande richesse , et le Merlot qui apporte toute sa souplesse à l'assemblage final. Le Petit Verdot et le Malbec font également partie de l'encépagement de la région mais dans de moindres proportions.